Stratégie CRM

Comment segmenter sa base de données ?

La segmentation consiste à classer ses clients selon une grille de critères objectifs. Elle est la clé d’une stratégie marketing réussie. Une segmentation marketing permet de répartir les contacts, quelle que soit leur origine, dans plusieurs cases plutôt que dans une seule. Pour chaque segment, il s’agit d’associer des traits particuliers.  

Objectifs de la segmentation

La segmentation a pour objectif de comprendre les différents types d’individus que l’on rencontre, ainsi que leurs attentes, pour affiner l’offre et les messages. Il en résulte deux bénéfices principaux :
  • Développer la valeur de sa base de données en personnalisant les opérations de communication
  • Optimiser les inscriptions en adaptant et en envoyant le bon message, à la bonne personne, au bon moment
 

La segmentation : fondement du CRM

La segmentation est le fondement de la gestion des candidats. Elle forme la base d’une gestion de portefeuille de clients. Les segments peuvent être déterminés en fonction de 7 critères principaux :
  • La mesurabilité
  • La taille
  • La rentabilité potentielle
  • L’homogénéité des éléments
  • L’accessibilité
  • Le caractère discriminant
  • La stabilité
 

Quelques types de segmentation

Nous pouvons distinguer 4 grands types de segmentation :
  • La segmentation socio-démographique La segmentation socio-démographique se fonde sur des données déclaratives de type « carte d’identité » : les hommes et les femmes ; les jeunes et les vieux ; etc. Il s’agit là de la segmentation la plus simple à utiliser dans les actions de recrutement.
  • La segmentation comportementale La segmentation comportementale se fonde sur le comportement passé des contacts. Grâce à cet historique, on connaît sans se tromper les goûts des clients. Elle est très difficilement utilisable dans le cadre du recrutement d’étudiants. Elle peut en revanche être utilisée pour le suivi, la fidélisation et la reconquête des anciens.
  • La segmentation psychographique Un critère psychographique est un critère de segmentation basé sur les styles de vies, les croyances, les valeurs, les niveaux d’étude… des contacts. Il est donc très utilisé par les établissements d’enseignement supérieur.
  • La segmentation géographique Il s’agit là de déterminer ses segments en fonction de leur lieu d’habitation (par exemple grande villes / petites villes ; France / Etranger).
 

Elaborer une segmentation pertinente

Il est essentiel de veiller à la pertinence de sa segmentation. Le nombre de segments doit être limité : on retiendra en général 4 à 5 segments maximum. Cela peut par exemple être : les bacheliers, les classes prépas, les bac+2/3 et les bac+4/5. Il est également essentiel qu’un segment soit intrinsèquement homogène. Cela signifie que les contacts d’un même segment doivent se ressembler sur les critères de la segmentation. Dans l’exemple précédent il est intéressant de dissocier les classe prépas des bac+2/3 car ils ne vont pas avoir le même comportement et ne vont pas passer les mêmes concours. Enfin, la segmentation doit être facilement exploitable sur le plan opérationnel afin d’être en mesure d’envoyer la bonne offre à la bonne personne.
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L’inbound marketing au service du recrutement

La fonction recrutement a fortement évolué ces dernières années. Si les règles étaient bien établies jusqu’au début des années 2000, elles ont été bouleversées par les technologies de l’information et de la communication : une école ne peut plus attendre que les élèves arrivent « tout seul ». Pour déclencher l’acte d’inscription, il est essentiel d’activer les bons leviers afin de convaincre ses cibles, les rassurer et leur donner des perspectives. Il ne s’agit plus d’élaborer un seul et unique plan de communication visant à faire connaître l’établissement et ses cursus, mais de créer une relation personnalisée avec chaque contact identifié. Ce contexte impacte de façon directe les stratégies marketing et communication de l’école mais également les compétences attendues.  

Qu'appelle-t'on inbound marketing ?

Une école est aujourd’hui obligée de mettre en place des outils afin de collecter un maximum de données sur les contacts s’intéressant à ses programmes, sur les canaux traditionnels comme sur les canaux digitaux. Il faut ensuite les transformer et analyser les résultats pour entrer dans une logique d’amélioration permanente : c’est que l’on appelle l’inbound marketing. Entonnoir de l’Inbound Marketing  

Quelles conséquences opérationnelles ?

Ce changement de vision et de pratiques a engendré deux profondes mutations :
  1. Il est devenu essentiel de réfléchir en matière de parcours clients pour définir comment conduire le prospect vers l’objectif que l’on souhaite atteindre.
  2. Deux plans de communications doivent être mis en place : le plan traditionnel que nous qualifierons de « plan de conquête », mais également un plan de communication dédié à la transformation des prospects identifiés en inscrits.
Communication traditionnelle et CRM

L'impact du CRM sur les compétences attendues

Dans ce contexte, les équipes doivent changer de comportement vis-à-vis de leurs cibles et s’adapter. On identifie trois composantes fondamentales de la Gestion de la Relation Candidats :
  • Ecouter et connaître son prospect La connaissance de chaque prospect, à titre individuel, est indispensable pour développer avec lui une relation durable et le convaincre.
  • Manifester aptitudes et compétences relationnelles Développer des comportements visant le développement de la relation sur le long terme avec les prospects, futurs étudiants.
  • Maitriser canaux et réseaux de communication Le multicanal devient de plus en plus prédominant dans la Gestion de la Relation Candidat. L'objectif est de développer l'interaction avec le prospect.
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Qui impliquer dans un projet de logiciel CRM ?

Le CRM ne concerne pas uniquement les grandes écoles, mais tous les établissements, quelle que soit leur taille : de la grande école présente dans les classements internationaux au petit CFA. Seul impératif : y être préparé et impliquer les bonnes personnes dans le projet afin de garantir son succès.  

L'essentielle implication de la direction

La mise en place d’un dispositif de Gestion de la Relation Candidat n’est pas chose aisée. On se rend ainsi très vite compte qu’il va falloir repenser l’organisation, créer des synergies entre les services, et parfois même redéfinir les postes de travail de certains collaborateurs Le management doit donc être fortement impliqué dans la mise en place de ces nouveaux process et nouvelles habitudes, afin de conduire le changement en recrutant les nouvelles compétences indispensables à ce bouleversement culturel, mais également gérer les éventuelles tensions. Le management doit également se positionner comme pilote du projet et définir les indicateurs de performance que les équipes opérationnelles lui communiqueront.  

Marketing et Promotion

Les premiers concernés par la mise en place d’un dispositif CRM vont être les équipes marketing et promotion de l’établissement d’enseignement. Il est donc essentiel de les impliquer en amont, tant sur les aspects stratégiques que sur les outils qui sont retenus pour déployer cette stratégie. C’est cette équipe qui sera la plus impactée dans son quotidien et qui devra mener à bien des campagnes marketing efficaces visant à transformer les prospects en inscrits. Les collaborateurs devront s’approprier de nouveaux outils et développer des canaux de communication jusque-là délaissés (par exemple, le téléphone). Un phénomène marquant pour ces utilisateurs sera le renforcement de la collaboration au sein de l’équipe mais également avec les autres services.  

La Technique

Lorsque l’on parle de Gestion de la Relation Candidat, on peut difficilement ignorer le côté logiciel, souvent essentiel dans un tel dispositif. En effet, les données étant nombreuses, le besoin d’une solution adaptée peut rapidement se faire ressentir. N’hésitez pas à découvrir Oscar Campus CRM, le logiciel CRM dédié à l'enseignement supérieur. La DSI doit donc être impliquée dans le projet, même s’il s’agit d’un projet cloud, et ce, notamment afin de mettre en place les passerelles de communication entre les différents logiciels de l’établissement. Un webmaster ou un développeur peut aussi s’avérer nécessaire dans le cadre de cette communication entre outils.  

D'autres publics

D’autres services peuvent être impactés par un projet CRM. Cela peut, par exemple, être le cas de la comptabilité qui peut être amené à valider le paiement en ligne réalisées par les candidats aux formations de l’établissement.
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Générations X, Y et Z & enseignement supérieur

Lorsque l'on parle de "génération", on constate que l'on ne sait plus toujours qui est Y, Z ou millennials et ce qui les caractérise. Pourtant avec la transformation digital, l'avènement du travail collaboratif et des envies différentes, il est important de bien connaître ces différents publics et de savoir comment s'adresser à eux.  

Les générations X et Y

Le concept des générations X et Y a été dévéloppé par Douglas McGregor, professeur de management à l'univerité du Massachussets Institute of Technology (MIT) en partant du principe que les travailleurs n'ont pas les mêmes attentes dans leurs fonctions professionnelles en fonction de leur génération. Il distingue ainsi deux générations :
  • La génération X qui désigne les personnes nées entre 1966 et 1981. Cette génération est décrite comme respectant les règles et la hiérarchie et fait preuve de fidélité vis à vis  de la Société pour laquelle elle travaille. Les individus issus de cette génération ont ainsi connu peu d'entreprises. Ils ont vu le digital apparaître.
  • La génération Y qui regroupe les individus nés entre 1981 et 1995 (appelés également millennials) Pour cette génération, le travail doit apporter du plaisir et être vecteur d'épanouissement. Les individus de la génération Y font preuve d'impatience et rejettent la hiérarchie. Ils ont vu le digital naître et ont pu le prendre très vite en main.
 

La génération Z

La génération Z, regroupe les personnes nées depuis 1996, soit les jeunes de 15 à 24 ans. On l'appelle également génération C (Communication, Collaboration, Connexion, Créativité) . Pour la plus grande majorité ils ne sont pas entrés dans le monde du travail. Ils ont toujours connu le digital et le smartphone. Si la génération Y était perçue comme "zappeuse", la génération Z manque de concentration. Elle est habituée a des contenus courts et éphémères. Comme leurs aînés, les individus de la génération Z conteste l'autorité des organisations traditionnelles. Ils peuvent être décrits comme des utopistes peu dociles.  

Quelques usages de la génération Z

En matière de technologies, la génération Z utilise principalement son mobile : 80% des 15-24 ans sont mobinautes (source médiamétrie).
  • Le smartphone représente 26,7% de leurs contacts média (soit 32 heures par mois)
  • Le télévision représente 20,5 %
  • Les écrans d’ordinateur et de tablette comptent pour 14,9%
  • Ils passent 55 minutes par jour sur des applications (contre 13 minutes sur des sites mobiles
  • 78% utilisent les réseaux sociaux et les messageries instantanées
  • Snapchat, YouTube et Facebook occupent plus de la moitié du temps mobile (56%) dont la moitié dédiée à Snapchat
  • 56% utilisent des applications de jeux chaque jour
  • 51% écoutent de la musique au quotiden
  • 45% regardent des vidéos au quotidien
 
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RGPD – Que faire pour être en conformité ?

La mise en conformité avec le RGPD nécessite un certain travail au sein de toute structure collectant des données personnelles. Tout le monde est concerné ! Des associations aux entreprises du CAC 40 en passant par les TPE ou PME. Par où commencer ?  

Etape 1 : nommer un délégué à la protection des données

Comme pour tout projet, la mise en conformité demande un minimum d’organisation. Il est donc fortement recommandé de nommer une personne qui pourra piloter le projet au sein de la structure : le Délégué à la Protection des Données (DPD). Cette personne aura pour mission de faire l’inventaire de tous les fichiers existants qu’il s’agisse de fichiers commerciaux mais également de fichiers RH, comptables …  

Etape 2 : constituer un registre

La première mission du DPD pour entrer dans la démarche, et répondre ainsi aux nouvelles obligations, est de mettre en place une cartographie. Il doit constituer un registre regroupant les fichiers présents votre établissement. Un modèle de registre est proposé par la CNIL : https://www.cnil.fr/fr/cartographier-vos-traitements-de-donnees-personnelles. La cartographie va permettre d’identifier où sont collectées et stockées les données. Toute organisation doit tenir une documentation interne complète sur le traitement de ces données en fonction de leur finalité. Elle doit répondre aux questions suivantes :
  • Qui : qui est le responsable du traitement et qui sont les sous-traitants ?
  • Quoi : quelles sont les données traitées et leur sensibilité ?
  • Pourquoi : pourquoi l’organisme collecte-t-il ces données ?
  • Où : où ces données sont-elles stockées ? Sont-elles transférables dans d’autres pays ?
  • Jusqu’à quand : combien de temps sont-elles conservées ?
  • Comment : quelles sont les mesures de sécurité prises pour garantir leur sécurité ?
 

Etape 3 : se conformer aux obligations actuelles et à venir

Une fois le registre effectué et tous les canaux d’alimentation des fichiers de données identifiés, il est essentiel d’identifier les actions à mettre en place afin d’être en conformité. La CNIL met en avant 6 points de vigilance :
  1. S’assurer que seules les données nécessaires à la poursuite des objectifs déterminés sont collectées et traitées
  2. Identifier la base juridique sur laquelle le traitement se fonde (consentement de l’individu, intérêt légitime, contrat, obligation légale)
  3. Réviser les mentions légales, CGV ….
  4. Vérifier que les sous-traitants répondent à leurs obligations
  5. Prévoir les modalités d’exercice des droits des individus pour lesquels les données sont collectés (droit d’accès, de rectification, droit à la portabilité, retrait du consentement …)
  6. Vérifier les mesures de sécurité
 

Etape 4 : gérer les risques

Une fois la cartographie réalisée et les moyens de collectes mis en conformité, l’heure est à la gestion des risques. Vous devrez mener pour chacun des traitements une étude d’impact sur la protection des données. On entend également parler, en anglais, de Privacy Impact Assessment ou PIA. L’étude d’impact doit être menée sur les traitements existants et pour tout nouveau traitement. La CNIL propose un outil pour aider les structures à réaliser leur PIA : https://www.cnil.fr/fr/outil-pia-telechargez-et-installez-le-logiciel-de-la-cnil.  

Etape 5 : mettre en place des processus internes

Afin de garantir la protection des données personnelles de manière durable, il est essentiel que l’organisation mette en place des processus, par exemple :
  • Que faire en cas de faille de sécurité ?
  • Comment gérer les demandes d’accès ou de rectification ?
  • Comment modifier les données collectées ?
  • Que faire en cas de changement de prestataire ?
Dès la conception d’un site web, d’une application mobile, … la protection des données personnelles doit donc dorénavant être prise en compte. Il est également essentiel de sensibiliser l’ensemble des collaborateurs sur cette problématique afin que chacun puisse mesurer l’importance du sujet.  

Etape 6 : Documenter la conformité

Afin de pouvoir prouver sa conformité, l’organisme doit mettre en place une documentation démontrant que le traitement des données personnelles est conforme au règlement. Il devra notamment comporter les pièces suivantes (source : CNIL - https://www.cnil.fr/fr/documenter-la-conformite) :
  • Le registre des traitements
  • Les analyses d’impact sur la protection des données pour les traitements susceptibles d’engendrer des risques élevés
  • L’encadrement des transferts de données
  • Les mentions d’information des personnes dont l’organisme détient les données
  • Les modèles de recueil du consentement
  • Les procédures mises en place pour l’exercice des droits des individus
  • Les contrats avec les sous-traitants
  • Les procédures internes en cas de violation des données
  • Les preuves que les personnes concernées ont donné leur consentement
 
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RGPD – Les principales dispositions du règlement

Le RGPD s’applique à tout établissement faisant de la collecte de données au sein de l’Union Européenne. Ainsi les établissements dont le siège est situé en dehors de cette zone mais qui ciblent des contacts résidant dans l’un des 28 états membres sont concernés. Il apporte 6 dispositions majeures :
  • Un cadre juridique unifié pour l’ensemble de l’Union Européenne
  • Un renforcement du droit des personnes
  • Une conformité basée sur la transparence et la responsabilisation
  • Des responsabilités partagées et précisées
  • Une mise à jour du cadre pour les transferts de données hors Union Européenne
  • Des sanctions encadrées, graduées et renforcées

Un cadre juridique unifié pour l’ensemble de l’Union Européenne

Depuis le 25 mai 2018, l’ensemble des Etat membres de l’Union Européenne respecteront le même cadre juridique en matière de protection des données personnelles. Le règlement concerne les organismes qui traitent les données personnelles collectées mais également (et c’est la grande nouveauté) les sous-traitants de ces organismes. Le règlement s’applique dès lors que le responsable du traitement ou le sous-traitant est établi sur le territoire de l’Union Européenne mais également dès lors que le responsable du traitement ou le sous-traitant met en œuvre des traitements ciblant les citoyens européens. La CNIL reste le guichet unique de toute entreprise située en France.

Renforcement du droit des personnes

Le principal objectif du RGPD est le renforcement des droits des individus. Le dispositif implique un consentement « explicite » et « positif » des individus ainsi qu’un droit à l’effacement. Les individus doivent donc être clairement informés de l’usage de leurs données et doivent donner leur accord pour ce traitement. La charge de la preuve du consentement incombe désormais au responsable du traitement. Le RGPD va apporter de nouveaux droits aux personnes :
  • Le droit de portabilité, c’est-à-dire que chaque individu peut récupérer ses données sous une forme facilement réutilisable
  • Pour les moins de 16 ans, la rédaction en termes simples du traitement des données
  • L’introduction du principe des actions collectives
  • Un droit à réparation des dommages matériel ou moral

Une conformité basée sur la transparence et la responsabilisation

Le RGPD repose sur une logique de conformité et de responsabilité. Les responsables du traitement doivent tout mettre en œuvre pour garantir la protection des données personnelles et veiller à limiter la quantité de données traitées dès le départ. On parle de protection des données dès la conception et par défaut (privacy by design). Le responsable du traitement et les sous-traitants doivent pouvoir à tout moment démontrer qu’ils ont mis en place les mesures appropriées pour protéger les données. Des nouveaux outils de conformité sont donc à mettre en place :
  • La tenue d’un registre des traitements mis en œuvre
  • La notification de failles de sécurité (aux autorités et personnes concernées)
  • La certification de traitements
  • L’adhésion à des codes de conduites
  • Le DPO (délégué à la protection des données)
  • Les études d’impact sur la vie privée (EIVP)
Au sein de l’établissement, le RGPD vient renforcer l’organisation avec la nomination d’un délégué à la protection des données. Cette personne est garante de leur protection.

Des responsabilités partagées et précisées

Le sous-traitant est désormais responsabilisé dans le dispositif. Cela signifie qu’il doit respecter des obligations spécifiques en matière de sécurité, de confidentialité et d’accountability. Il a également une obligation de conseil auprès du responsable du traitement.

Une mise à jour du cadre pour les transferts de données hors Union Européenne

Les données personnelles peuvent être transférées en dehors de l’Union Européenne avec les outils adéquats. Les données transférées restent toutefois soumises au RGPD.

Des sanctions encadrées, graduées et renforcées

Le RGPD renforce les sanctions en cas de non-respect du règlement. Les autorités de protection peuvent notamment :
  • Prononcer un avertissement
  • Mettre en demeure l’entreprise
  • Limiter temporairement ou définitivement un traitement
  • Suspendre les flux de données
  • Ordonner de satisfaire aux demandes d'exercice des droits des personnes
  • Ordonner la rectification, la limitation ou l'effacement des données
Le responsable du traitement et le sous-traitant peuvent également être sanctionnées d’amendes qui peuvent s’élever de 10 ou 20 millions d’euros, ou, dans le cas d’une entreprise, de 2% jusqu’à 4% du chiffre d'affaires annuel mondial, le montant le plus élevé étant retenu.  
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RGPD – Conséquences sur la collecte

Le RGPD vient renforcer la loi informatique et libertés. L’autorisation préalable de la CNIL en matière de collecte ne sera plus obligatoire, au profit du principe de responsabilité.  

Sur le site web

Vous devez informer les individus en leur expliquant dans quel but vous leur demandez leurs données et leur expliquer ce que vous allez en faire. Le consentement doit être clair, y compris pour les cookies téléchargés sur l’ordinateur de l’internaute. Ainsi, si un individu rempli un formulaire pour avoir accès à votre brochure, il faut lui préciser de manière claire ce que vous ferez ensuite avec ses coordonnées et lui permettre de refuser leur utilisation dans un autre but que la réception de ladite brochure. De même au niveau des emailings, il est toujours important de proposer un lien permettant le désabonnement. Il en va de même pour les SMS qui doivent intégrer une fonctionnalité similaire.

Les impacts du règlement sur la segmentation

Le RGPD n’interdit en rien la segmentation et le profilage des individus. Les règles usuelles de protection des données personnelles s’appliquent : les individus doivent donc être informés si un tel profilage est effectué. La difficulté pour l’organisme collecteur réside dans le fait que les données utilisées doivent être exactes et à jour. Le responsable de la protection des données doit donc mettre en place des outils qui vont lui permettre de s’en assurer. Si le profilage va très loin dans la connaissance des personnes, il pourra être considéré comme comportant un risque élevé pour la vie privée des personnes. Dans ce cas le RGPD va imposer une étude d’impact préalable (voir 3.4.).  

Comment gérer les abonnés inactifs ?

Dans la plupart des bases de données commerciales, des contacts sont inactifs. Ces derniers peuvent être conservés tant que la finalité déterminée n’a pas été atteinte. La CNIL continue toutefois de recommander de garder ces données dans une limite de 3 ans suivant le dernier contact émanant de l’individu (formulaire en ligne, clic sur un lien … l’ouverture d’un email n’étant pas considérée comme un contact). Si on le souhaite, il reste possible de relancer la personne avant l’expiration de ce délai afin de solliciter un nouveau consentement.
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RGPD – Les données à caractère personnel

Le RGPD – Règlement Général sur la Protection des Données (GDPR en anglais) est appliqué depuis le 25 mai 2018. Il a pour objectif de renforcer et d’unifier la protection des données à caractère personnel des individus dans les 28 états membres de l’Union Européenne.

Qu’est-ce qu’une donnée à caractère personnel ?

Une donnée à caractère personnel correspond, en droit français, à toute information relative à une personne physique identifiée ou qui peut être identifiée, directement ou indirectement, par référence à un numéro d'identification ou à un ou plusieurs éléments qui lui sont propres. Les données à caractère personnel ont une valeur économique qui résulte de leur exploitation. Elles sont au cœur de ce que l’on peut appeler « l'économie de la donnée ». Plusieurs modèles économiques s'appuient sur l'exploitation de données personnelles. Par exemple, ceux consistant à fournir des services gratuits en échange des données fournies par les utilisateurs. Ces données sont ensuite exploitées à des fins de personnalisation marketing et ciblage comportemental. Ces données renseignant sur l’identité, le comportement et les habitudes des individus, on comprend aisément qu’un encadrement soit nécessaire et important afin d’éviter tout risque (par exemple usurpation d’identité).

Que dit actuellement la loi ?

En France, pays dans lequel le droit au respect de la vie privée est prédominant, la loi stipule que « toute personne dispose du droit de décider et de contrôler les usages qui sont faits des données à caractère personnel la concernant ». Les citoyens sont donc protégés depuis de nombreuses années sur cette thématique. Tout d’abord par la loi Informatique, fichiers et libertés de 1978 puis par la directive sur la protection des données personnelles de 1995. A partir du 25 mai 2018, ce sera le RGPD qui viendra remplacer cette dernière. L’autorité qui régule la protection des données est la CNIL. A l’instar de la France, beaucoup de pays disposent aujourd'hui d'autorités chargées de la protection des données à caractère personnel, qui sont souvent des autorités administratives indépendantes, chargées de faire appliquer le droit de la protection des données à caractère personnel.

Qu’apporte le RGPD ?

Il est important de comprendre que si le RGPD vient enrichir le dispositif qui existait, les principes fondamentaux de la loi actuelle restent d’actualité. La réforme de la protection des données a trois objectifs majeurs :
  1. Renforcer le droit des personnes
  2. Responsabiliser les acteurs traitant les données
  3. Crédibiliser la régulation
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Qu’avez-vous à offrir à vos futurs étudiants ?

La réciprocité.  Une valeur, un principe ? Une base du fonctionnement humain, sans aucun doute (Comme l’explique Robert Cialdini dans son livre Influence: The Psychology of Persuasion). C’est aussi une base importante du marketing de contenus et du démarchage commercial.   En offrant quelque chose d’abord, j’instaure une relation de confiance, je montre que je suis prêt à vous aider sans contrepartie… Et bien souvent, la contrepartie arrive même si on ne l’avait pas demandée ! Parce que bien souvent, lorsqu’on a reçu un cadeau (et d’autant plus quand c’est un cadeau qui nous fait plaisir ou qui nous aide), on a envie de rendre la pareille.   Un exemple récent : pendant le confinement, beaucoup d’entre nous ont bénéficié de tarifs incroyablement avantageux, voire d’offres totalement gratuites sur des ebooks, des formations, des Masterclass... Maintenant que l’activité du pays redémarre doucement, nous sommes enclins à soutenir et à remercier les personnes qui ont mis des ressources à disposition gratuitement au moment où ils n’en tiraient aucun bénéfice immédiat.  

Comment appliquer ce principe de réciprocité dans vos séquences mail ?

1. Pour recueillir des emails qualifiés

Peu d’écoles font aujourd’hui la démarche d’offrir un ebook, un programme gratuit, une Masterclass, aux personnes qui visitent leur site internet, en échange d’une adresse email.  C’est pourtant l’une des manières les plus efficaces de recueillir des contacts qualifiés, et de provoquer de l’intérêt pour votre école ! Cela vous permet aussi d’identifier les thèmes qui suscitent le plus d’intérêt : si vous proposez 2 ebooks différents en split-test, vous pouvez vous faire une idée plus précise de ce qui répond le mieux aux besoins de vos futurs étudiants (après quelques centaines de téléchargements... et d’adresses mail recueillies). 

2. Pour vous lier aux abonnés de votre mailing list

Vous pouvez aussi proposer ce type de contenus à vos abonnés actuels, pour les remercier de vous lire et créer des liens plus profonds que le simple partage de dates d’inscriptions et modalités de concours. Si vous organisez une vidéoconférence en direct, ne vous contentez pas des habituelles questions-réponses. Imaginez des contenus qui permettent à vos futurs étudiants de se projeter dans vos enseignements. Donnez leur l’occasion d’apprendre quelque chose qui corresponde à leur futur programme, et de se dire “j’en veux plus !”.
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